Méprise



D u a l i t y
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C'est quand on pense tout savoir qu'on se fourvoie le plus, qu'on est le plus éloigné de cette indéfectible vérité. Je pensais avoir pris le chemin de la résignation, par la force des choses, contraint par cette tragique destinée. Il paraitrait que je pouvais, que j'aurai pu... il fallait oser mais jamais je ne le savais, jamais je ne l'ai su. Je t'ai tant attendu, j'ai tellement espéré... mais là aussi, je nageais dans le faux, il me paraissait si éloigné ce bonheur alors qu'il était à la portée de ma main. Chaque fois que je pense bien faire, je me manque un peu plus, j'échoue plus loin. Des fois, je me plais presque à penser que je devrai sciemment mal faire pour réussir. Plus forte étaient mes convictions, plus douloureuse est ma chute. Je méprise mes méprises, les apparences sont parfois trompeuses et on croit trop savoir mais c'est pour mal se tromper.

Une histoire, deux façades, un miroir coulissant et deux univers qui s'opposent pour parler de la même chose.  Deux visions, deux façonq de voir et d'interpréter.... Toujours ce silence pesant, noyé de trop de paroles, trompeur dans ce qu'il signifie. Je me suis laissé abuser de trop bien faire. Encore. Je suis cette pièce à double-face, un côté ange pile à côté, un côté face démon dans le vrai. J'ai haï pour oublier, pour panser des blessures que je ne savais plus comment gérer. Je me suis oublié dans la folie du spectacle, dans la dystopie de ne plus penser. Je ne sais plus que faire ni comment espérer. Tout ce que j'ai toujours souhaité était à ma portée... et encore une fois, j'ai tout gâché. Je suis un habitué du raté permanent.

Ce soir, j'ai les larmes aux yeux, les jambes qui tremblent, la gorge nouée et le ventre serré. Je ne sais que dire, ni me taire, je veux me crier que je porte toute la responsabilité. Mais ce serait recommencer sur un faux départ. Il nous faut partager, il nous faut pardonner, il nous faut Nous. Il faudra bien vivre avec, quelque soit le chemin tracé. Ce soir, je suis mort-né. Pardonne-moi, excuse toi. Comprend l'enfer que j'ai vu comme je comprendrai le tien.





"Puisqu'on ne se souvient que des humiliations et des défaites, à quoi donc aura servi le reste ?" 
Emil Michel Cioran




+ M u s i c +    Pavane op. 50 en fa dièse mineur   (Fauré)




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...***-= Unknown User=-* * *...

Ne pensez pas me connaitre car je ne me connais pas moi même.
Ne supposez pas que je suis un mec bien car je ne le suis pas.
Ne dites pas que je suis ceci ou cela car je suis juste Moi.
Ne croyez pas m'aimer car ce ne sera jamais le cas.

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