(Des) Hiatus



E v a n e s c e n t
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Déphasé et hors de cette réalité, hâve dans ce qui n'est plus mon havre de paix, je suis atteint de cette ivresse intemporelle, de celle qui nous maintient dans nos espoirs (de) mortels. Je t'aime par omission, je t'aime par manque ma fée. Obsédé par toi, par tout ce que je n'ai plus, par tout tout ce que j'ai perdu. Il pleut dans ma vie, il pleut dans ma tête jusqu'à l'inondation, jusqu'à l'humiliation.

On vivait dans le même monde mais pas dans la même planète. J'étais dans celle de l'Amour à foison, de la passion à la déraison et toi, dans celui des non-émotions mêlées d'incompréhension, du silence et de l'indifférence. J'ai surmonté un temps nos différences mais cela a été la semence de ma sentence: plus j'ai donné, plus tu m'as pris; plus j'ai fait, moins tu as agis. Au final, plus j'avançais, plus tu reculais... c'était seulement pour mieux me fuir, pour mieux t'évader de ma prison doré, de celui d'un avenir aimé et aimant d'un garçon follement amoureux.

Le temps passe et tout me dépasse. Ce soir, je me suis encore tué. Et chaque nuit, je recommencerai encore. jusqu'à mieux y arriver. Il n'y a pas de retour possible en arrière et à chaque moments je suis empli de regrets, à chaque instant je suis rempli de remords. Pour ne rien me remémorer je m'endors, espérant que tout ceci n'est qu'un vil cauchemars. Tous mes réveils sont des minutes de déceptions nouvelles.

Chaque jour je  me met à rêver que j'ai oublié de t'aimer.




"On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur."
Emil Michel Cioran


+ M u s i c +    Piano Sonata No. 14 in C sharp minor ("Moonlight"), Op. 27/2 Adagio sostenuto   (Beethoven)




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...***-= Unknown User=-* * *...

Ne pensez pas me connaitre car je ne me connais pas moi même.
Ne supposez pas que je suis un mec bien car je ne le suis pas.
Ne dites pas que je suis ceci ou cela car je suis juste Moi.
Ne croyez pas m'aimer car ce ne sera jamais le cas.

Palimpseste


A s t h é n i e
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Et je m'affale, et je m'entache... je me roue de ces coups et je me traine dans la boue. De nouveau, je me prostitue dans mes désirs inassouvis et me plonge dans la luxure. Je me perds dans d'autres corps pour crier  'encore' toujours plus fort... mais au au fond, je ne rêve que d'une chose: que tu viennes me sauver, me délivrer de ce monde dans lequel je me suis enfermé. Juste quelques mots, ton sourire et la chaleur de tes lèvres. Alors en attendant, je laisse la haine me dire je t'aime, je la sens m'envahir et m'étreindre. Elle me consume et me dévore alors pour passer le temps, je t'adresse ces maux.

Et je marche, hagard, espérant te voir à chaque coin de rue, à chaque détour te voir pleurer notre relation morte née. Elle n'a d'ailleurs jamais vraiment existé, j'étais seul à croire pour nous, à vivre pour nous, à aimer pour ce nous. Je suis las de tout ça, épuisé d'avoir trop essayé de nous aimer. Cette nuit, là le couperet est tombé; froid et glacé comme je n'avais su l'imaginer. On est jamais assez préparé à supporter ces quelques mots qui nous ont séparé. J'ai attendu, murer dans mon silence en maudissant mon existence.

Toujours trop seul face à la solitude, où sont ces bras réconfortants? Alors, une fois de plus, je me réfugie dans le non-dit et je laisse le chagrin déverser ses milliers de larmes. Des yeux rougis, masqués sous le mensonge de mes insomnies, dissimulent toutes les preuves. J'ai retourné nos photos, rangé nos souvenirs et la nuit, je suis obligé de fermer mes yeux pour ne plus voir briller ce ciel étoilé.

Un jour, une anathème est tombée dans ma triste réalité... elle vous empêche de m'aimer et de cacher l'opprobre de vos regards au fond de vos coeurs.




"Si l'amour n'était pas ce mélange insoluble de crime prémédité et d'infinie délicatesse, comme il serait aisé de le réduire à une parole ! Mais les souffrances de l'amour dépassent les tragédies de Job... L'érotisme est une lèpre éthérée..."
Emil Michel Cioran


+ M u s i c +    Miserere  (A Sei Voci)




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...***-= Unknown User=-* * *...

Ne pensez pas me connaitre car je ne me connais pas moi même.
Ne supposez pas que je suis un mec bien car je ne le suis pas.
Ne dites pas que je suis ceci ou cela car je suis juste Moi.
Ne croyez pas m'aimer car ce ne sera jamais le cas.

Dégoût


D y s t o p i e
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Survivant de ma propre vie, j'erre dans ce monde abscons. Ton absence et ton silence sont autant de stigmates de ma démence. Plus rien à quoi me rattacher, si ce n'est les affres de mon abyssale solitude. Et je tombe, encore un peu, toujours plus. Et j'espère, toujours beaucoup, encore moins. Ma volonté est avide de toi et depuis ton départ, elle est vidée de tout son acharnement à me maintenir. Depuis je dépéris....

Je trouve un peu de réconfort, dans la musique comme dans ces mots, car ils peuvent pallier à mes maux, ceux que ces premiers ne savent exprimer. Mais ils sont ma drogue éphémère et leurs présences passagères s'estompent à la nuit tombée, quand l'obscurité me voile de son grand manteau noir. Ma lumière, douce lumière, éclaire encore un peu mon chemin, sans toi je suis perdu.

J'ai le coeur inerte et âpre, le corps vide et acide. Ton indifférence est telle la lame du couteau sur ma chaire, déchirant, coupant, mutilant mes lambeaux de peau. Ensemble, nous étions deux; seul, je suis réduit à être une moitié de moi même. C'est le néant ici bas, il pleut dans ma vie et le ciel est gris. J'aimerai le retour au ciel radieux, à mes sourires sur les tiens et à nos baisers d'amoureux. Je me suis réfugié dans toutes mes illusions pour me masquer cette hideuse réalité. Et j'existe, et tu m'excites... j'ai tant besoin de toi mon ange.

Je t'aime.



"La solitude n'apprend pas à être seul, mais le seul."
Emil Michel Cioran


+ M u s i c +    Nisi Dominus, RV 608, Cum Dederit   (Vivaldi)




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Ne pensez pas me connaitre car je ne me connais pas moi même.
Ne supposez pas que je suis un mec bien car je ne le suis pas.
Ne dites pas que je suis ceci ou cela car je suis juste Moi.
Ne croyez pas m'aimer car ce ne sera jamais le cas.